Bruxelles, un chantier permanent ?

Activité 10 : Conclusion
Que devrais-tu retenir de cette section ?

A travers l’étude de quelques chantiers emblématiques, tu as pu découvrir dans cette section plusieurs moments importants qui ont marqué le développement urbain de Bruxelles.

Comme tu as pu l'observer, la localisation de Bruxelles au carrefour de voies commerciales fluviales et routières l'a conduit à développer rapidement des infrastructures affirmant sa position de place commerciale de première importance. La construction au 12ème siècle d’un marché à ciel ouvert (qui deviendra la Grand-Place) et l'inauguration en 1561 du canal reliant Bruxelles à Willebroeck, puis son prolongement en 1832 vers Charleroi, s'inscrivent dans cette perspective.

A partir du 19ème siècle, la densification urbaine, le développement de nouveaux services mais aussi la volonté des élites locales et nationales de renvoyer l’image d’une capitale forte, dynamique et moderne ont engendré le lancement de nouveaux grands chantiers qui ont eu à leur tour un impact substantiel sur la physionomie de la ville et sur ses populations souvent chassées vers d’autres parties de la ville.

Ce type de politique urbanistique menée au grand profit des promoteurs immobiliers et des grands groupes de la construction, marquée par la destruction du patrimoine urbain et des structures sociales existantes ainsi que par la construction de tours et complexes de bureaux mal intégrés dans le paysage a été surnommée « bruxellisation ».

A partir des années 1980, s'opère progressivement un changement de paradigme visant à la transformation du tissu urbain en un espace plus durable et respectueux de ses habitants et du patrimoine. C’est dans ce contexte que la commune de Bruxelles lance au début des années 2000 des projets de rénovation des boulevards centraux et de réduction de la pression de l'automobile, conduisant à la mise en place en 2015 du grand piétonnier au cœur de la ville.

Parallèlement, les abords du canal de Willebroeck longtemps laissés à l’abandon feront l’objet d’une attention toute particulière : construction de nouveaux logements, développement d’infrastructures culturelles, accueil de nouveaux services sur le site de Tour et Taxis... Cette politique se base notamment sur le postulat qu’une économie culturelle et créative florissante a un effet positif sur la qualité de vie et la cohésion sociale.

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Modifié le: lundi 30 novembre 2020, 09:09